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Scènes latéritiques

Description de l’œuvre

L’argile donne sa couleur rouge au fond lisse de cette œuvre. Sur celui-ci se détachent différentes formes plus ou moins reconnaissables obtenues par des coulées de matières argileuses. Le camaïeu de rouge roux est obtenu par la concentration différente de granulats argileux mélangés à la colle. 

En haut, on peut noter que les coulées sont plus légères presque transparentes alors qu’en bas, elles forment un amas en quasi relief sur le fond.

Entre ces deux parties, des traits jaune clair  cernent, animent d’autres formes leur donnant l’aspect de masques ou des personnages présentés de face ou de profil : on peut en dénombrer dix. L’artiste s’inspire des coulées pour leur donner un corps longiligne. Les traits du visage sont suggérés de façon assez simpliste avec des expressions de joie, d’étonnement ou autre. Certains donnent l’impression de se donner la main ou de flotter au dessus des autres.

Interprétation possible de l’œuvre

Ces personnages semblent être dans une galerie souterraine ou émerger d’un magma terreux.

Qui sont les personnages qui apparaissent tels des spectres nés de cette gangue rouge : des âmes du passé ? Un présent en gestation : des êtres en devenir ?

Marthe WILLIAM cherche à faire surgir l’invisible : « Mon regard a été attiré par des tâches sombres et des trous au moment où je récupérais la terre. J'ai voulu reproduire l'impression laissée d'où ces tâches sombres. J'ai imaginé que dans ces trous, il pouvait y avoir une Vie ».

C’est une démarche un peu mystique selon l’auteur car on part avec elle à la recherche des traces d’humanité laissées dans la matière et notre inconscient. L’utilisation de la latérite sert, en ce sens, à faire émerger des formes, faire surgir l’invisible,  à renvoyer à l’imaginaire et à des éléments culturels…

Quoiqu’il en soit une impression de chaleur, d’intensité se dégage du travail de Marthe WILLIAM.